Historique

Le début…


La décennie 1960 est une période de grande effervescence en éducation au Québec. Elle coïncide avec ce qu’on appelle la révolution tranquille. En 1961, une commission royale d’enquête sur l’enseignement est créée. La Commission Parent préconise une réforme de l’ensemble du système d’éducation et la démocratisation de l’accès à tous les ordres d’enseignement. Tout est remis en question : les structures scolaires, les programmes d’enseignement, la formation des maîtres, les méthodes pédagogiques. Pour faire suite aux recommandations de la Commission Parent, le gouvernement crée le ministère de l’Éducation (MEQ) en 1964, reprenant les responsabilités jusque-là confiées à l’Église. La refonte des programmes est entreprise.

Antérieurement, les programmes de mathématiques, notamment celui de 1956, préconisaient que l’enseignement de cette matière devait avoir un double objectif : un objectif de formation et un objectif utilitaire. L’introduction des mathématiques dites nouvelles vient modifier l’approche pédagogique. Les nouveaux contenus proposent une terminologie et une symbolique qui permettent l’unification des connaissances mathématiques.  Dès 1964, l’AMQ s’inscrit dans cette mouvance en organisant des colloques et des congrès qui préconisent un programme véritablement moderne pour la mathématique au secondaire.


Premiers pas du GRMS


En 1969, l’AMQ dont le président est Gilbert Paquette se dit d’accord pour la formation d’un comité dont le rôle serait de préciser les besoins spécifiques de l’enseignement de la mathématique au secondaire et de servir d’interlocuteur auprès du MEQ. Ce faisant, l’AMQ se réserve le rôle de définir les orientations générales de la mathématique au Québec. Elle modifie alors ses structures pour permettre à des représentants de groupes dits d’intérêt de siéger à son conseil d’administration.

En même temps, Jean-Guy Gagnon est mandaté par le MEQ pour unifier les programmes d’enseignement en mathématique. Il sent le besoin d’avoir une équipe de consultation pour le seconder. À l’automne 1971, il invite des délégués de commissions scolaires et des responsables de la formation des maîtres à une rencontre de consultation. Les personnes présentes s’entendent  pour former un comité d’action qui prend le nom de GRMS. Ce comité  devra regrouper tous les responsables en mathématique au secondaire, qu’ils soient dans l’enseignement, dans le support à l’enseignement ou dans l’encadrement autant dans le secteur régulier que dans la formation des maîtres. Son mandat initial est de faire les représentations appropriées auprès du MEQ et de l’AMQ, tout en se préoccupant de l’avancement de la mathématique au secondaire. Du coup, le GRMS devient un groupe d’intérêt de l’AMQ.

À cette rencontre, Maurice Claudius est désigné comme président de ce comité d’action et délégué du GRMS au conseil d’administration de l’AMQ. Réal Béland agit comme substitut. Gilles Dionne, Paul Patenaude et Réginald Richard complètent le comité exécutif. Un bulletin de liaison est mis sur pied. Il sera remplacé plus tard par la revue Envol.


Fondation officielle du GRMS


En février 1973, le GRMS qui était jusqu’alors un comité d’action se transforme en association professionnelle. Un premier conseil d’administration est nommé. Réal Béland est élu à la présidence, Sami Hanna à la trésorerie et Michel Arcouet au secrétariat. Les autres membres du premier conseil d’administration sont Marcel Mius d’Entremont, Gaétan Rouleau, Marcel Caron et Maurice Claudius.

Désormais, les réunions du GRMS sont axées sur la consultation des programmes d’enseignement, les problèmes soulevés par leur application et l’avènement des nouvelles technologies. En juin 1974, sur le site du Campus Notre-Dame-de-Foy à Cap-Rouge, une première session de perfectionnement du GRMS a lieu. Parmi les artisans de cette session, on retrouve Micheline Loignon, Gaétan Rouleau, Sami Hanna et Paul Filion. Peu à peu, le GRMS se positionne comme une association qui a le souci de contribuer à la formation de ses membres et au développement harmonieux de la mathématique au secondaire.

En 1975, le GRMS crée un comité informatique dont le mandat est de réfléchir sur les applications pédagogiques de l’ordinateur et sur l’utilisation de la calculatrice en classe. Pour faire suite à une recommandation du comité, le MEQ introduit un programme d’Introduction à la science de l’informatique (ISI).

Le GRMS s’intéresse au développement du LOGO, un langage de programmation destiné aux élèves et qui permet de tracer des formes géométriques au moyen d’une tortue graphique. Ce langage se situe dans une vision constructiviste de l’apprentissage.

Le GRMS collabore avec le Groupe des jeux mathématiques (GJM) pour promouvoir le loisir scientifique. Une valise mathématique dite de l’AMQ est montée. Elle regroupe des jeux de stratégies, des solitaires et des problèmes récréatifs. Cette valise est présentée aux quatre coins du Québec dans les écoles, les centres d’achat et les expositions scientifiques populaires.

 


Incorporation du GRMS


C’est le 31 octobre 1978 que le GRMS obtient ses lettres patentes. Les artisans de cette incorporation sont Réal Béland, Marcel Mius d’Entremont et Michel Warisse. Le GRMS vient de franchir un grand pas. Il acquiert officiellement son autonomie tout en demeurant groupe d’intérêt de l’AMQ.


Les sessions de perfectionnement


Comme nous le mentionnions au début, la première session de perfectionnement du GRMS, forme élargie, eut lieu en juin 1974, dans l’enceinte du Campus Notre-Dame-de-Foy, à Cap-Rouge. Parmi les artisans de cette réussite, citons les noms de madame Micheline Loignon et de messieurs Gaétan Rouleau, Sami Hanna et Paul Filion qui, aux dires des responsables d’alors, en aurait été l’âme.

Le GRMS depuis 30 ans…


Toutes les actions du GRMS ont donné suite à des constats, des remises en question, des réactions, des actions et se sont inscrites dans un esprit d’ouverture à tout changement qui améliore la formation mathématique des jeunes au secondaire. On pourrait se risquer à diviser notre histoire en cinq grandes phases:
Phase I

L’après-rapport Parent

La formation des maîtres

Création du SOEM (Secrétariat pour l’orientation de l’enseignement de la mathématique)

Création du CRPM (Cours de recyclage en perfectionnement des maitres)

Création de PERMAMA (Perfectionnement des maîtres en mathématique)

Phase II

Création officielle du GRMS (charte, nom)

Revendications et consultations

Publication de rapports (dont celui sur le Livre vert)

Relations plus soutenues avec le MEQ

Phase III

La réforme des programmes de 1980

Les relations inter-ordres

Les productions du GRMS

Phase IV

Les nouveaux programmes, génération 068

Les états généraux en mathématique

Les divers rapports et mémoires précurseurs des changements majeurs actuels en éducation

Phase V

Les états généraux en éducation et leur implication

La formation des maîtres

L’intégration des technologies

L’évaluation repensé (préoccupation présente à toutes les phases)

Au secondaire, depuis 2005, nous vivons la mise en branle de la sixième phase avec le Programme de formation de l’École québécoise favorisant le développement des compétences chez les élèves.

Quelques événements historiques


1971
Formation du GRMS comme un comité d’action de l’AMQ
1973
Premier conseil d’administration élu du GRMS
1974
Première session de perfectionnement du GRMS tenue dans la région de Québec
1976
Première session avec crédits accordés aux participants par télé-université
1977
Mise sur pied de trois importants comités : Liaison primaire-secondaire, Liaison secondaire-collégial et Priorités en première secondaire
1978
Publication du rapport sur le Livre vert en éducation et incorporation du GRMS
1981
Début de l’implantation des nouveaux programmes
1982-1988
Création de plusieurs productions du GRMS, formation des comités d’action EMS2 et CIAPS
1988
Publication d’un rapport remis à M. Ryan, ministre de l’éducation d’alors, sur les causes des difficultés vécues dans nos milieux (on réitère la demande d’un cours de 150 heures en 3e secondaire…)
1988
Le concours OPTI-MATH devient OPTI-MATH du GRMS
1990
Tenue des états généraux en mathématique, le GRMS y a la plus grande délégation
1990
Création du CQEM (Conseil québécois de l’enseignement de la mathématique), né des états généraux
1990
Production d’un mémoire adressé au Conseil des collèges
1992
Création des prix du GRMS
1993
Début de l’implantation des nouveaux programmes, ceux de la génération 068
1994
Rédaction et présentation des mémoires sur Faire avancer l’école et Profils de sortie au secondaire
1995
Rédaction et présentation d’un mémoire sur nos revendications dans le cadre des États généraux en éducation
1996
Participation à la Conférence socio-économique sur les nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC)
1996
Participation aux assises nationales des états généraux en éducation
1997
Publication du 100e numéro de la revue Envol
1997
Mise sur pied du comité sur la formation continue
2000
Réunion de l’AMQ, du GRMS et de l’APAME pour offrir une session de perfectionnement conjointe
2001
Événement Cabri-world organisé à Montréal avec l’aide du GRMS
2005
Participation de M.John Mason à la session de mai à St-Lambert
2005
Journée T3 offerte par Texas Instruments à la session de mai à St-Lambert
2006
Réunion de l’EMF, de l’AMQ et du GRMS afin d’offrir une session de perfectionnement conjointe en mai à l’Université de Sherbrooke
2008
35e anniversaire du GRMS
2009
Le membership atteint et dépasse le nombre de 1000
2009
Instauration du paiement par Internet pour les sessions de perfectionnement et d’études de l’association
2009
Lancement du nouveau site Internet et de sa section sécurisée contenant entre autres la revue en ligne Envol et l’informateur web

Le GRMS c’est aussi…


Celles qui, au cours de ces vingt-cinq ans, en ont été à la fois la permanence, la stabilité, la fiabilité et la mémoire! Elles ont ainsi joué le rôle de secrétaires bien particulières… Madame Carole Deslandes aura étroitement collaboré à la naissance de l’association qui, dit-on, n’avait pas de secret pour elle. De 1977 à 1987, elle occupa donc le poste de secrétaire de l’association et contribua à y établir des structures solides.

Madame Madeleine Boutin prit la relève jusqu’en mai 1993 et épousa, elle aussi, la cause du GRMS et de ses membres, dispensant mille et un renseignements sécurisants. Depuis, le GRMS, profitant des compétences de madame Monique Forget, continue l’oeuvre commencée et sait s’ajuster au contexte technologique moderne, cela, bien sûr, sans sabrer dans la qualité des relations humaines.

Notre reconnaissance à ces pionnières!

Dans ce vaste champ où s’exerce l’action du GRMS, l’histoire s’attardera particulièrement sur la formation des maîtres, la période post-PERMAMA (1982-1988), la revue Envol et le concours Opti-Math.


La formation des maîtres


S’il est une préoccupation constante au GRMS à travers ses années d’existence, c’est bien celle de la formation des maîtres, formation initiale et formation continue!

En 1971, l’on se questionnait sur la formation des jeunes qui sortaient des “Écoles normales”. Quoique possédant une solide formation de base, ces jeunes enseignantes et enseignants ne pouvaient certes pas prétendre posséder les contenus exigés par les programmes de mathématique proposés. De plus, la création d’un nouveau programme-cadre de mathématique à l’élémentaire, l’implantation obligatoire d’un nouveau programme en première et en deuxième secondaire, la publication du programme de “mathématiques modernes” pour le secondaire, ajoutaient aux préoccupations ci-avant mentionnées. L’on assista à un vaste mouvement visant la formation des maîtres, tant à l’élémentaire qu’au secondaire. Le SOEM (Secrétariat pour l’orientation de l’enseignement de la mathématique) qui fut créé par le ministère de l’Éducation et le CRPM (Cours de recyclage en perfectionnement des maîtres) y jouèrent également un rôle très actif. À l’intérieur des groupes SOEM et CRPM, nous nous devons de mentionner l’apport considérable comme artisans de la formation de messieurs Jean-Guy Gagnon, Claude Gaulin, Lévis Lemire, Paul Filion, Jean-Bethmans Veilleux, Richard Pallascio, Yvon Boulanger, Pierre Decelles, Justin Laquerre. Nos hommages!

Puis l’université du Québec, par le biais de la Télé-Université, crée PERMAMA (Perfectionnement des maîtres en mathématique). Le GRMS jouera, face au perfectionnement des maîtres, un rôle de promoteur, encourageant ses membres à profiter de cette formation continue dont la formule était tout à fait nouvelle. Pendant plusieurs années, beaucoup d’entre nous ont bénéficié des nombreuses recherches pédagogiques de l’équipe de PERMAMA. Nous étions parfois participants, parfois acteurs, parfois même les deux! La complicité était telle entre le GRMS et PERMAMA que les deux étaient parfois confondus. Il y eut d’ailleurs cette période, de 1976 à 1980 environ, où assister à une session de perfectionnement du GRMS donnait des crédits dans le cadre de la formation PERMAMA.

Au début des années 90, on se questionnait encore sur la formation des maîtres. Nous déplorions que la formation initiale, quoique plus adéquate, ne soit pas suivie d’une formation continue essentielle dans notre profession, comme c’est le cas d’ailleurs dans toute autre profession. La formation doit à tout prix s’adapter aux multiples clientèles et aux nouvelles réalités d’un Québec multiethnique, mais attention … ceci ne voulait pas dire que l’on donnait notre aval à la formation aux multiples spécialités…

Le GRMS était vigilant à cet égard. Conjointement avec le CQEM (Conseil québécois de l’enseignement de la mathématique), un mémoire fut déposé afin de rappeler au MÉQ qu’une formation initiale des maîtres dans de multiples disciplines ne doit pas se faire au détriment de celle en mathématique.

Huit ans plus tard, en 1998, le GRMS pouvait avoir l’impression de réinventer la roue… de subir les affres d’une boucle sans fin… de donner des coups d’épée dans l’eau… tellement la formation était encore et toujours le sujet de l’heure! L’histoire, il va sans dire, provoque inévitablement ce retour des choses. La société évolue, les événements se succèdent et une association comme la nôtre doit poursuivre sa mission. Le travail ne sera jamais fini, l’histoire en a décidé ainsi!


La période “post-PERMAMA”, 1982-1988


Pour bien comprendre l’effervescence et la fébrilité de cette période, rappelons ici le contexte social de l’époque, duquel d’ailleurs on ne peut dissocier les actions qu’allait entreprendre le GRMS. D’une part, les coupures de salaire imposées en 1982 n’allaient certes pas être de nature à stimuler le membership ou l’action de masse et, d’autre part, la diminution des crédits accordés au perfectionnement, et ce, en pleine implantation des nouveaux programmes, n’avait rien de rassurant.

Malgré ce contexte difficile, le GRMS demeura debout! L’ingéniosité sur plusieurs plans démontrée et le travail acharné de ses pionniers et des membres actifs ont permis à l’association non seulement de garder le fort mais aussi de poursuivre et d’accentuer sa mission. Le GRMS s’est donc lancé dans la mise sur pied de productions qui seront la bouée de sauvetage autant pour les enseignants en attente d’accompagnement que pour l’association dans la poursuite de ses objectifs.

Les risques financiers encourus alors étaient énormes, mais il fallait ce qu’il fallait! Des risques, oui, mais des bénéfices calculés et nécessaires pour ses membres. Au nombre des productions rendues disponibles, nommons d’abord “Guide des termes et symboles” qui se retrouvera dans la bibliothèque de tous et chacun, l’ensemble des transparents sur la géométrie des transformations, le logiciel Picasso (qui sera sûrement le premier logiciel québécois utilisé en mathématique), la Petite Merveille, encore utilisé aujourd’hui. Mentionnons également le document Au jeu puis la naissance de la chronique Tel Quel dans la revue Envol, événements qui ont sûrement contribué à développer l’esprit de résolution de problèmes.

Il nous faut dire ici un mot sur le travail efficace de certains comités qui, au cours de cette période, ont permis le rayonnement du GRMS. D’abord le comité EMS2, élaboration de matériel de soutien en évaluation, qui mobilisa plusieurs équipes de production au Québec. Cette production d’items servit d’ailleurs de base à la BIM (Banque d’instruments de mesure) . Puis le CIAPS (Comité inter-associations des programmes au secondaire), qui fut, pour sa part, le véritable instigateur de la revendication du cours de cent-cinquante heures en troisième secondaire.

Cette période de l’histoire confirmera le GRMS dans son rôle d’interlocuteur de premier plan auprès du ministère de l’Éducation et de toutes les instances concernées par la promotion et l’avancement de la mathématique au secondaire.


La revue Envol


“Bulletin de liaison” au début, par la suite “En Vol” en deux mots puis “Envol” en un mot, peu importe: la revue du GRMS a grandement contribué à l’essor de la mathématique au secondaire au Québec. À travers les années, la revue Envol est restée fidèle aux objectifs fixés dès le début. Rappelons à cet effet les propos de monsieur Dionne, dans le deuxième bulletin de liaison: “C’est là un programme ambitieux, il est vrai, mais tout à fait réalisable moyennant la collaboration de tous ceux qui sont concernés. Les responsables du bulletin savent que son succès est directement relié à l’apport de chacun et que sa survie dépendra surtout de l’intérêt qu’il suscitera.” Programme ambitieux, oui, et toujours vivant!

En effet, la parution, au cours de l’année 1997, du 100° numéro de la revue Envol confirme l’apport et la ténacité de celles et de ceux qui ont assuré plus que sa survie. Sans interruption, au rythme de quatre numéros par année, la revue joua (et joue toujours) à la fois le rôle d’un bulletin d’information, celui du véhicule de la philosophie, et des prises de positions adoptées par les différents conseils d’administration puis, bien sûr, le rôle majeur de partage des connaissances et des opinions émanant des divers intervenants impliqués en mathématique.

La revue est d’emblée reconnue pour la qualité de ses articles, le souci du développement de la mathématique, de sa didactique et des nouvelles approches pédagogiques. La force de Envol réside certes dans sa capacité à attirer les acteurs et les auteurs de chez nous. Le contenu de la revue nous ressemble, colle à la réalité de la mathématique dans le contexte québécois, incite et aide à prendre les virages qu’impose l’évolution de notre société.

Le boulot accompli est énorme… celui à accomplir ne l’est pas moins! Hommage à celles et à ceux qui ont maintenu et qui maintiennent toujours le phare allumé en assumant la direction du dossier de la revue Envol ou qui ont contribué à l’alimenter durant tant d’années. Nous formulons le souhait que le travail entrepris se poursuive dans la même veine!


Le concours Opti-Math…


Opti-Math a plus de dix ans… Précisons: Opti-Math du GRMS a plus de dix ans. Car ce concours est né bien avant cela… Rappelons les faits. Dans les années 70, le concours fait son apparition au niveau régional dans les commissions scolaires de Laval-Laurentides-Lanaudière. C’est grâce à l’esprit d’initiative de madame Hélène Tessier et de messieurs Jean Saumier, René Mayrand et Jean-Marie Lemyre qu’il fut instauré. Connu dès ses débuts sous le nom d’Opti-Math (Opti… parce que l’un des commanditaires approchés pour la réalisation du projet fut le Club Optimiste, mais aussi Opti pour optimum, optimiser…) il s’est étendu à la province et il est devenu Opti-Math du GRMS en 1988 pour finalement, eh oui! se nationaliser. En effet, le concours, après avoir déjà fait une percée dans le milieu anglophone, il y a quelques années, compte maintenant plusieurs régions hors-Québec dont certaines au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan.

Mais qu’est-ce que le concours Opti-Math? C’est d’abord et avant tout une philosophie; philosophie qui, nous le croyons, a même influencé la refonte de nos programmes d’étude. Il s’agit de faire vivre agréablement aux élèves des activités de résolution de problèmes accessibles à toutes et à tous. En effet, tous les élèves du secondaire peuvent maintenant participer, car le concours ne rejoint plus seulement les élèves de première, deuxième et troisième secondaire mais un autre volet , baptisé Opti-Math-Plus, vise aussi la clientèle de quatrième et cinquième secondaire. Mentionnons également l’intérêt manifesté pour cette activité, par le secteur de l’éducation aux adultes. Le concours est ouvert à tous et vise la participation massive: toute école peut s’inscrire et faire participer ses élèves.

Opti-Math, c’est aussi le travail de plusieurs bénévoles qui ont soutenu et soutiennent toujours la réalisation d’un tel événement. Trois récipiendaires du prix d’excellence du GRMS ont d’ailleurs travaillé au concours de même que des anciennes présidentes et des anciens présidents, sans compter plusieurs anciens membres des différents conseils d’ administration. Ce sont des “G-R-missiens” dans l’âme. Notre reconnaissance à ces travailleurs infatigables: mesdames Geneviève Lacroix, Micheline Lalonde-Carrière, France Gagnon, Louise-Andrée Poitras et Sylvie Beaulieu; messieurs Jean Saumier, Jules Rollin, Pierre-Paul Renaud, Jacques Paulhus, Guy Barot, Ghislain Desmeules, Julien Bouchard et Alain Fortin ainsi qu’à tous les autres bénévoles, responsables de région ou autres, qui gravitent autour de ces gens dans divers sous-comités.

Opti-Math, c’est de plus la collaboration et l’implication d’élèves, d’enseignantes et d’enseignants qui alimentent par des questions de leur cru une banque d’items inédits et inestimables! Hommage à ces créateurs qu’il serait difficile de nommer ici, qui ont contribué et qui contribuent toujours à maintenir un haut standard de qualité et d’originalité au concours! Puissent-ils, dans les années à venir, être contagieux auprès de leurs collègues afin que cette source de problèmes essentielle à l’activité ne tarisse jamais!


En conclusion


La première page de l’histoire du GRMS est bien remplie: les femmes et les hommes d’honneur qui ont contribué à écrire chaque ligne de cette page méritent tous les égards! À celles et à ceux qui écriront chaque ligne de la prochaine page d’histoire de l’association, nous souhaitons de savoir mener les destinées du GRMS toujours “un peu plus haut, un peu plus loin”!


Écritures des textes: Denyse Gagnon-Messier
Révision des textes: Charles-É. Jean (2011)
Personnes consultées: Marcel Mius d’Entremont
Micheline Lalonde-Carrière
Michel Warisse
Paul Filion
Julien Bouchard
Sylvie Beaulieu
Jean Saumier
Clode-Roxanne Fleury
Documents consultés: Certains numéros du bulletin de liaison
Les anciens procès-verbaux
dossiers du 15e et du 20e anniversaire du GRMS
la fidèle mémoire des artisants du 25 ans
Traitement de texte
et mise en page:

Monique Forget-Mercier

Conception web: Vincent Larochelle, adaptée par Martin Baril (2009,2011)

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